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Villes intelligentes et participation citoyenne

Quelle place pour les citoyens dans la ville intelligente ?
Dans cette interview, Yves Mathieu, directeur de l’agence Missions Publiques, explique de quelle manière l’intelligence citoyenne est prise en compte dans la ville intelligente dans le cadre d’un MOOC (cours en ligne) créé par l’INRIA.

Le MOOC Villes intelligentes : défis technologiques et sociétaux  sur la plateforme Fun MOOC

Rencontre avec Edgar Morin

Le 12 Septembre 2015 au premier salon dédié au bien-être d’Avallon (89), Yves Mathieu, co-directeur de Missions Publiques, a dialogué avec Edgar Morin, voici un aperçu de leur échange.

Yves Mathieu :  Le 6 juin dernier, nous avons organisé un débat citoyen planétaire sur le climat et l’énergie, auquel ont participé 10.000 citoyens du monde, dans 97 débats organisés dans 76 pays, couvrant 5 continents et 14 états-îles. Ce débat visait à apporter un point de vue citoyen sur la table de négociation de la COP21 de la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (World Wide Views on climate and energy).

Chaque débat a été organisé dans un lieu physique pendant une journée entière dans la langue du pays ; les participants étaient réunis autour de tables de 5 à 8 personnes. Ils avaient reçu au préalable une information présentant les enjeux clefs de la négociation. Dans les pays à fort taux d’illettrisme, des ateliers de lecture de ce document étaient organisés avant le débat. La journée était organisée en 5 séquences thématiques, commençant chacune par une vidéo de 4 à 8 minutes résumant l’information du document transmis. Il s’agissait donc d’un débat informé et non d’un débat spontané. 34 questions au total ont été répondues par chaque participant après avoir échangé avec leurs pairs pendant 40 à 60 minutes. Le but des échanges n’était pas de convaincre les uns les autres, il s’agissait d’exprimer ses arguments et d’entendre ceux des autres participants. Les réponses étaient apportées individuellement, en fin de chaque séquence, dans le silence.

Nous avons organisé ce débat avec 106 partenaires locaux. Nous avons ainsi réussi à organiser le tout premier débat citoyen sur un enjeu planétaire à cette échelle, et dans des pays aussi divers que le Népal, l’Afghanistan, la Mauritanie, les îles du Cap Vert, … où c’était la première fois que de telles rencontres démocratiques étaient organisées.

Les participants étaient des personnes « profanes », recrutées aléatoirement, souvent par tirage au sort, afin de représenter la diversité socio-démographique de leur pays. Les personnes plus proches du sujet n’étaient pas invitées.

Les votes étaient téléchargés en temps réel, nous avons pu ainsi constater l’opinion publique informée planétaire. Un site internet rendait les résultats publics en temps réel, de sorte qu’il n’y ait aucune suspicion de manipulation.

Le 6 juin, nous étions sur un nuage au quartier général à Paris. Heure par heure, nous suivions les débats dans chaque fuseau horaire. Ce débat citoyen planétaire a été un laboratoire de ce que pourrait être une démocratie participative planétaire, universelle.

Dans « la voie », vous avez évoqué l’importance pour le maintien de la démocratie, de la démocratie participative. Retrouvez-vous dans cette initiative de débat planétaire une mise en œuvre de cette vision ?

Edgar Morin : Tout à fait, tout à fait, je suis même très, à la fois surpris et heureux de cette initiative.

Le tirage au sort est une idée démocratique. Les Athéniens dans l’antiquité faisaient beaucoup d’élections au tirage au sort ; d’ailleurs nous-mêmes dans les tribunaux ou les cours d’assises, on utilise le tirage au sort.

Evidemment pour une population de plusieurs milliards d’individus, si nous voulons imaginer une démocratie planétaire, il est évident que peut-être un jour elle sera réalisable grâce à internet ou je ne sais pas quoi. Mais il est évident que ce débat citoyen planétaire est la première ébauche concrète de démocratie planétaire c’est à dire par ces citoyens de différents pays tirés au sort et qui expriment librement leurs aspirations à partir de questions clés.

Donc c’est un moment, je crois, très important dans l’histoire d’abord de la démocratie participative et deuxièmement dans l’histoire de la planète. La démocratie participative, et c’est pour ça que je suis partisan de cette démocratie, permet de pallier aux carences de la démocratie représentative qui finalement isole des élus quels qu’ils soient dans leurs fonctions supérieures et qui ne permet aucun contrôle.

Les premières expériences qui m’ont intéressé ont été faites au Brésil à Porto Alegre et dans d’autres lieux. Elles m’ont amené à réfléchir. Ségolène Royal, quand elle a fait sa campagne électorale présidentielle avait mis ce thème en avant; j’étais évidemment en pleine résonance et en pleine harmonie avec cette idée – donc si vous voulez c’est une idée clé mais l’aspect génial c’est d’essayer de lancer cette innovation au niveau des intérêts fondamentaux, vitaux et communs de l’humanité.

Yves Mathieu : Le fonctionnement démocratique est indissociable de l’éducation. La démocratie ne peut fonctionner que s’il y a partage des connaissances…

Edgar Morin : je suis d’accord.

Yves Mathieu : Et finalement le défi, n’est-il pas celui-là ? Au-delà de réunir des gens autour de la table, c’est de réunir des gens et de partager les connaissances dans un monde de plus en plus complexe ?

Edgar Morin : C’est pour ça que j’avais parlé de la nécessité d’une démocratie cognitive. C’est-à dire qu’aujourd’hui les grandes décisions relèvent de sciences complètement ésotériques pour les citoyens, comme par exemple le nucléaire ou bien l’ensemble des problèmes économiques complexes de notre société, qui sont réservés à ce que j’appelle une caste ou à des castes d’experts eux-mêmes porteurs de visions unilatérales parce qu’ils vivent à l’intérieur de disciplines compartimentées et sont incapables de saisir les interactions et la globalité.

On assiste à une ou deux corrections en ce sens-là par la multiplicité des universités ou écoles pour adultes, post scolaire. Je vais beaucoup plus loin parce que je pense que notre enseignement lui-même en soi souffre de carences : qu’est-ce qu’il donne ?

Il donne des connaissances compartimentées et il n’enseigne pas à partir des problèmes fondamentaux, vitaux et globaux qui sont les nôtres : comment unir les connaissances des différentes disciplines ? Ça c’est le défi fondamental, ce que j’appelle le défi de la complexité et c’est à quoi j’ai voué une très grande partie de mon temps, de mon travail, de mon œuvre. Je pense que si l’on n’enseigne pas à pouvoir connaître, non plus de façon sectorielle et dispersée mais pour des problèmes fondamentaux et globaux dans leur ensemble – évidemment on n’aura jamais une connaissance absolue et totale – mais on aura une connaissance qui sera moins limité que celle d’aujourd’hui.

D’autant plus que je pense que, une connaissance partielle et unilatérale est en même temps une erreur et une connaissance partielle et unilatérale est en même temps un aveuglement. Nous avons besoin d’une réforme profonde de l’enseignement et de l’éducation. Il ne suffira pas de simplement répartir les connaissances actuelles.

Je me rends compte de la difficulté parce que, ne serait-ce qu’en France les structures sont très rigides, je ne parle pas seulement des structures administratives mais des structures mentales, ce n’est que dans certains pays que je vois que les efforts trouvent une certaine concrétisation.

Yves Mathieu : par exemple ?

Edgar Morin : Au Brésil, en Colombie, c’est dans beaucoup de pays d’Amérique latine et en Italie, en Espagne et même en Chine, il se crée des instituts dans les universités pour affronter les problèmes complexes ;  il y a des enseignants du secondaire qui collaborent pour traiter un certain nombre de problèmes complexes ; ce sont des embryons. Il ne faut pas seulement compléter la démocratie participative par des connaissances, par une démocratie cognitive qui permettrait de se hisser au niveau des problèmes mais aussi par une réforme de la connaissance et de la pensée.

Yves Mathieu : Et si on prenait un sujet comme la question brûlante des refugiés et qu’on engageait une démarche de démocratie participative planétaire sur la question, qu’est ce que vous mettriez au programme ?

Edgar Morin : Je mettrai au programme les deux points cruciaux de l’affaire actuelle des refugiés.

Le premier point c’est le départ c’est- à-dire des situations de guerre abominables et qui incitent en Syrie ou en Irak ou en Lybie des populations menacées de partir. Je dirais que le vrai problème à ce niveau-là est d’arriver à ce que les nations s’unissant – pas seulement une petite coalition comme celle qui existe – mais que toutes les nations du monde imposent d’abord la fin des combats et la fin de la terreur. Ça c’est une sine qua non sinon ça continue sans fin.

Je n’oublie pas aussi qu’il n’y a pas que les fugitifs de la guerre, il y a les fugitifs de la faim. Nous avons aujourd’hui le processus de mondialisation fait que dans beaucoup de pays notamment africains, les terres sont exploitées en monoculture au profit des occidentaux, des chinois et des autres alors que ces pays n’ont pas le minimum d’autonomie vivrière.

Il y a les problèmes qui se posent là d’où partent les gens et qu’il faut traiter avec une aide internationale puissante notamment, je répète, imposer la fin des combats.

Le deuxième problème c’est évidemment les refugiés eux-mêmes, c’est leur exode durant lequel ils sont soumis à un trafic ignoble de passeurs. Même quand ils échappent au trafic ignoble des passeurs, ils suscitent la peur et le rejet, notamment en Europe, mais je vois malheureusement c’est aussi le cas dans d’autres pays qui pourtant sont des pays fabriqués par des immigrants comme l’Australie.

Alors la question je pense est d’abord une question à la fois de cœur et de politique. Voici l’Europe qui a plus de 500 millions d’habitants, voici l’Europe qui a déjà accueilli beaucoup d’émigrants, voici l’Europe à qui ces émigrants aurait été très utiles et en Allemagne, par exemple, pays qui est en baisse démographique où ils apportent du sang neuf et en même temps de l’activité humaine, voici donc l’Europe qui peut très bien accueillir la vague actuelle des émigrants du Moyen Orient et qui bloque.

Ce qui vraiment m’a sidéré c’est que pendant des semaines l’Europe s’est tue comme s’il n’y  avait pas de problème.

Yves Mathieu : pendant des années plutôt, non ?

Edgar Morin : Vous avez raison. Mais avec l’afflux récent, je parle de l’afflux récent de ceux qui sont venus du Moyen Orient, cette arrivée massive à laquelle on assiste, le silence a été brisé. Ce n’est pas seulement la mort d’un enfant fortement médiatisée, c’est aussi le fait que une femme a ouvert son cœur, alors qu’elle est à la tête d’un pays très dur économiquement, c’est à dire l’Allemagne.

Je dis « très dur » parce qu’il a été inhumain à l’égard de la Grèce ;  c’est cette femme quand même qui a poussé la parole d’humanité et qui a réveillé un peu quelques dirigeants européens pour un processus de reconnaissance, de fraternité, d’accueil. La France a été considérée longtemps comme la terre d’accueil des fugitifs, des immigrés ; il n’y a pas si longtemps des émigrés des régimes de Pinochet et des dictateurs argentins pouvaient être accueillis en France.

C’est épouvantable de voir qu’une des plus belles traditions de la République ait été complètement oubliée. On a peur de la peur, c’est pourquoi nos dirigeants se sont retrouvés tétanisés, n’ont pas osé dire une parole parce qu’ils ont eu peur de ces électeurs potentiels, apparemment du Front National ou d’autres formations xénophobes, nationalistes.  Ces gens causent une peur électorale chez nos dirigeants jusqu’au pont où ils tournent le dos à cette tradition ancrée dans la vocation de la République, dont la devise est Liberté Egalité FRA TER NI TE.

Yves Mathieu : On arrive à la question de votre parrainage de ces rencontres sur le thème de « l’humanisme et de la pleine présence », pleine conscience, pleine compassion dirait lama Denys. Quel est le sens de ces rencontres ?

Edgar Morin : Dans le fond, depuis que je réfléchis sur le problème des malheurs ou des tragédies de l’espèce humaine, je suis convaincu qu’il y a deux choses à réformer profondément.

D’un côté c’est les structures des Etats, des nations, de la société, c’est à dire tout ce qui touche à ces problèmes de domination, d’asservissement, et dans les sociétés contemporaines à un individualisme égocentrique qui a détruit les solidarités.

Donc c’est tout ces problèmes-là, mais d’un autre côté, puisque j’ai parlé de solidarité, c’est la réforme intérieure de chacun.

Je me suis rendu compte que isolément chacune de ces voies n’aboutit pas. J’ai beaucoup suivi les communautés qui se sont créées dans les années 68-  69 en Californie, où toutes les communautés qui n’avaient pas de fondement religieux se dissolvaient rapidement parce que les gens n’arrivaient pas à s’entendre. Ils cherchaient la fraternité et la solidarité et ils ne la trouvaient pas, pour des raisons psychologiques ou morales.

La réforme intérieure est indispensable, mais seule ne suffit pas.  La réforme sociale seule ne suffit pas non plus.

Yves Mathieu : Le spirituel nourrit la réforme intérieure ?

Edgar Morin : La réforme intérieure signifie qu’effectivement on se détache de l’idée que bien vivre c’est uniquement lié à la possession et à la jouissance de biens matériels.  Le bien-vivre dans la sérénité, dans la compréhension d’autrui, et dans la paix intérieure. Le bien vivre conduit à une recherche spirituelle.

Ce n’est pas par hasard que depuis des décennies dans nos pays occidentaux, on s’interroge sur des pensées qui viennent d’Orient aussi bien de la Chine avec le taôisme, le confucianisme, le yogisme d’Inde et le bouddhisme qui est la tradition représentée ici-même.

Là-dessus, moi qui n’ai pas pratiqué cette méditation de pleine conscience, je suis à la recherche de quelque chose pour moi-même. Je pense que c’est non seulement quelque chose qu’il faudra introduire dans cette volonté de transformation intérieure des personnes, mais c’est une chose dont je ressens le besoin personnel et je regrette de ne pas pouvoir suivre tout ce qui ici va se faire sur ce thème de la méditation, de la pleine conscience parce que pour moi c’est capital. (ndlr : quelques heures plus tard, Edgar Morin suivit son premier atelier de pratique de la pleine présence).

Yves Mathieu : Dans le manifeste aux oasis que vous nous avez remis tout à l’heure, il y aussi la question du plaisir d’être ensemble, de retrouver le chemin du plaisir d’être ensemble

Edgar Morin : oui

Yves Mathieu : Là c’est  une troisième dimension que vous ajoutez aux côtés de la transformation de la société et de la transformation individuelle ?

Edgar Morin : Les deux se lient. Lorsque nous sommes en famille, entre amis, c’est une communauté qui renaît spontanément. Toutes ces communautés constituent des petits oasis de vie et heureusement que nous les avons. Mais ce sont des oasis isolés les uns des autres au milieu d’un désert, le désert de l’anonymat, le désert où règne la quantité, le calcul, le profit. Ce qu’il faut c’est que ces oasis se rencontrent et que la société elle-même se transforme dans le sens de ce qu’on peut appeler la convivialité.

Deux grands messages ont été lancés à peu près en même temps au début des années ‘70 du siècle dernier. Le premier, c’est le message écologique de la dégradation de la biosphère qui met beaucoup de temps à s’inscrire dans les esprits et dans la conscience des responsables.  Les catastrophes diverses le font progresser, en accroissent la conscience.

Le deuxième message c’était celui d’Ivan Illich à propos du convivialisme et de la convivialité.  Nous devons retrouver une relation avec autrui. Ce deuxième message malheureusement n’a pas été perçu comme un grand message sociétal, il a été perçu comme quelque chose relevant de la vie privée alors que c’est quelque chose qui est absolument complémentaire de l’autre message.

Yves Mathieu : Merci, je voudrais témoigner sur un aspect remarquable du débat citoyen : les gens autour des tables, nous ont dit ressentir du plaisir d’être ensemble à parler d’enjeux planétaires, climat, énergie et politique. Ils ont été touchés par ce qu’on appelle le « bonheur démocratique », le plaisir de débattre avec des inconnus dans un cadre de respect et d’intérêt pour l’autre. C’est aussi une réalité qui rejoint le plaisir d’être ensemble que vous évoquez.

Merci beaucoup pour cet échange.

Echange avec Monica Araya, fondatrice de Coasta Rica Limpia

100 projets pour le climat, opération menée en 2016 par le le ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer avec l’aide de Missions Publiques vise à valoriser des citoyens du monde entier en tant que porteur de solutions concrètes et reproductibles pour lutter contre le changement climatique. Ce projet s’inscrit dans le prolongement du débat citoyen planétaire sur le climat et l’énergie. Retour sur notre échange avec Monica Araya, fondatrice de Costa Rica Limpia et qui participe à ce projet.

 Monica Araya – Costa Rica Limpia – Costa Rica

« Je suis Monica Araya, fondatrice de Costa Rica Limpia, une organisation créée en 2014 et dont l’objectif est de responsabiliser et inspirer les citoyens face au changement climatique. Les citoyens se sentent souvent impuissants face aux défis climatiques, ce qui conduit à une apathie pouvant s’avérer problématique. Nous produisons des matériels à destination des citoyens (p. ex. vidéos, infographies) afin de leur faire comprendre des concepts que les experts expliquent rarement (p. ex. énergie distribuée).

Par exemple, nous avons introduit le concept des consultations citoyennes dans notre pays. Nous contestons l’idée classique selon laquelle seuls les experts ont le droit de participer aux décisions sur le climat et l’énergie. Nous avons donc établi un partenariat avec World Wide Views afin d’apprendre à organiser des consultations citoyennes.

Les citoyens ont demandé une nouvelle consultation portant sur les questions de transport.

 Les citoyens détiennent les clés pour faire avancer l’agenda climatique.  Les gouvernements ont mis l’Accord de Paris sur la table et c’est à nous maintenant de faire en sorte que cet accord devienne une réalité pour les citoyens. Bien que le travail des experts et des décideurs soit nécessaire, la prochaine étape, importante s’il en est, consiste à impliquer la base.  Aider les citoyens à s’approprier cet agenda.

Nous pensons que le Costa Rica ne pourra atteindre ses objectifs climatiques qu’en réduisant les émissions liées au transport : dans notre pays, près de 100 % de l’électricité est produite à partir d’énergies renouvelables (hydraulique, géothermie, éolien, solaire et biomasse). Cependant, le pétrole représente encore près de 70% de notre consommation énergétique totale. Ceci est dû à notre modèle de transport (augmentation extraordinaire du nombre de véhicules privés et transports publics insuffisants). Nous n’atteindrons pas nos objectifs climatiques de l’Accord de Paris si nous n’investissons pas dans la mobilité électrique, en particulier les bus. Sachant que notre électricité provient à près de 100% de sources renouvelables, nous sommes idéalement placés pour utiliser cette énergie propre pour le transport, en lieu et place du pétrole.  “Costa Rica Limpia” veut que les citoyens jouent un rôle de transformation, positif et innovant dans cette transition.

Les citoyens doivent prendre part aux décisions nationales sur les énergies renouvelables et le transport propre, sinon il faudra attendre plusieurs années avec que ces décisions soient prises. En l’absence d’un engagement citoyen, les décisions nationales sur les projets d’énergies renouvelables et le transport durable seront retardées par d’interminables discussions techniques et par les opposants au changement.

Voici le genre de campagnes que nous menons « La vie est trop courte pour la gaspiller dans des bouchons ! » »

www.costaricalimpia.org

www.facebook.com/costaricalimpia.org

monica@costaricalimpia.org

@MonicaArayaTica

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Débat citoyen sur l’espace pour l’Europe : les participants ont la parole

Les 1618 participants des 23 débats – qui se sont déroulé le 10 septembre 2016 dans 22 pays – ont souhaité transmettre des messages très forts aux dirigeants de l’Agence spatiale Européenne (ESA). En voici une mise en perspective suivi d’un concentré de verbatim.

Un projet global et à finalité humaine. C’est pétris de cette vision que les participants du Débat citoyen sur l’espace pour l’Europe, organisé par l’agence Missions Publiques pour l’ESA envisagent, avant tout, les enjeux spatiaux. Ils se définissent eux-mêmes comme des citoyens du monde, une parcelle de l’humanité. Ils estiment que la politique spatiale devrait cibler les grandes questions de société, comme par exemple les défis environnementaux. Pour ces citoyens-là, pas de doute : l’espace est « un bien commun de l’humanité ».

« Espace propre ». C’est, sans doute, pour cette raison que la question des débris les préoccupe fortement. L’espace étant pour nombre d’entre eux le radeau de survie des générations futures, il doit absolument être nettoyé et maintenu propre.

Innovation. Aux yeux des participants, l’espace est également et bien entendu une chance. Ils en appellent donc à l’audace. Les projets d’exploration doivent produire des retombées pour nos vies quotidiennes, bénéficier à la Terre et à toute l’humanité présente et future. Dans ce cadre, bâtir un « Village sur la Lune » constitue un premier pas à leurs yeux.

Communication et interactions. La fenêtre ouverte par l’ESA sur le dialogue citoyen à l’occasion du Débat du 10 septembre 2016 a créé un précédent. Les participants n’y voient que du bon et une méthode à cultiver. Selon eux, il faut même créer des outils pour que les citoyens puissent interagir avec les missions spatiales et la politique spatiale pour amplifier l’intérêt et bénéficier de l’intelligence collective.

Quelques verbatim : 

« Nous ne pouvons pas envisager l’espace de la même manière que nous l’avons fait avec l’espace aérien, en plantant nos drapeaux un peu partout ». Un participant du Luxembourg

« L’Espace pour moi c’est quelque chose d’un peu inquiétant, et c’est pour ça que j’aurais envie d’en savoir un peu plus ». Tomasz, 55ans, Pologne

« L’espace ne devrait pas être envisagé comme une porte de sortie. Nous avons des problèmes à traiter prioritairement sur Terre ». Simone, 44 ans, Pays-Bas

« Les citoyens devraient avoir une plus grande influence sur les décisions de l’ESA ». Andrea, Danemark

« Il serait catastrophique de voir des organisations exploiter les ressources spatiales pour leur propre compte. Nous devons éviter de nous battre pour les ressources, comme nous l’avons fait sur Terre ». Lars, Danemark

« Envoyer des personnes dans l’espace est pour nous une source d’espoir ». Kristian, 24 ans, Norvège

Le site web de Missions Publiques 

Le site web du Citizens’ debate on space for Europe

Hans-Liudger Dienel, directeur de l’institut Nexus de Berlin explique que « les participants du débat sur l’espace veulent que l’on prenne en compte leurs opinions »

Interview avec Hans-Liudger Dienel, enseignant-chercheur, directeur de l’institut Nexus de Berlin (Allemagne), organisateur du débat allemand dans le cadre du Débat citoyen sur l’espace pour l’Europe.

Les citoyens ont un rôle à jouer dans l’élaboration des décisions sur la recherche en général, et sur le futur des activités spatiales en particulier. C’est ce qu’estime Hans-Liudger Dienel, enseignant-chercheur, directeur de l’institut Nexus de Berlin (Allemagne), qui a lui-même participé à l’organisation du Débat sur l’espace. Dans l’élaboration de ses décisions sur le futur de ses activités, l’Agence peut faire progresser sa légitimité et son image.

MP : LES OPINIONS DES EXPERTS NE SONT-ELLES PAS PLUS PERTINENTES QUE CELLES DES CITOYENS POUR PARLER DE L’AVENIRDE LA RECHERCHE SPATIALE ?

HLD : « Si l’on part du principe que le citoyen est le « souverain » des institutions européennes, alors, pourquoi ne pas impliquer ce « souverain »dans le nécessaire processus de décision sur l’avenir des politiques et de la recherche spatiale européenne. Cette perspective seule, suffit à justifier un processus de participation citoyenne.

Par ailleurs, les activités spatiales de l’ESA ont un impact important sur la vie quotidienne des citoyens. Les opinions des experts sont cruciales pour la définition des priorités de l’ESA. Mais les opinions de ceux qui financent ces activités spatiales et sont affectés par ces dernières devraient l’être tout autant. Les participants du Débat citoyen sur l’Espace pour l’Europe présentaient une grande diversité b géographique, sociale, démographique. Ils ont contribué au débat avec leurs propres opinions et expériences. Ceci doit être perçu comme un atout important. »

QUELS ENSEIGNEMENTS PRINCIPAUX RETENIR DU DÉBAT ?

« Tout d’abord, les participants sont favorables à la coopération. Ils souhaitent voir les secteurs privé et public travailler ensemble et voir les pays coopérer. Ils soulignent également le rôle que les organisations internationales peuvent jouer dans la régulation des activités spatiales.

Ensuite, ils souhaitent que les bénéfices des activités spatiales européennes soient largement partagés entre ces différents secteurs, en Europe et au-delà. Enfin, et encore une fois, ils affirment leur intérêt à participer, aujourd’hui et demain. Ils souhaitent que les décideurs de l’ESA et des Etats membres prennent en compte leurs opinions sérieusement. »

VOTRE AGENCE ÉTAIT EN CHARGE DE L’ORGANISATION DU DÉBAT À DARMSTADT, DIRIEZ VOUS QU’IL Y A EU DES DIFFÉRENCES ENTRE PAYS CONCERNANT DES QUESTIONS EUROPÉENNESOU GLOBALES ?

« Nous vivons une période de croissance des nationalismes. Pourtant, si vous donnez l’opportunité aux citoyens d’échanger et de délibérer à propos de la recherche et des politiques spatiales, la perspective supranationale en sort renforcée. En Allemagne, un pays avec une recherche et une industrie spatiales fortes, la prédisposition pour une vision supranationale était particulièrement perceptible, et peut être plus facile que dans d’autres pays. »

Propos recueillis par ED

 

 

Le jour où les citoyens ont marché sur la planète ESA (Agence Spatiale Européenne)

C’était un 10 septembre, l’année 2016. 1618 personnes s’exprimant en 17 langues différentes, se sont mobilisées pour que les questions spatiales soient considérées par des citoyens de 22 pays.

Les pays membres de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) se situent dans trois fuseaux horaires (GMT 0 à GMT +2). La journée-type qui suit a été vécue par les participants, quel que soit le fuseau horaire.

8h29 : Les premiers participants se massent dans la salle du Débat. A leur arrivée, un kit leur est remis, contenant le magazine du débat Citizens’Space, une présentation de l’Agence réalisée pour l’occasion, ainsi qu’un questionnaire destiné à faire connaissance. Après un bref accueil-café, le Débat est lancé.

9h01 : Chaque participant intègre un groupe de 5 à 6 autres personnes, suivies par un « facilitateur». La journée débute par une vidéo introductive : Jan Woerner, directeur général de l’ESA, y accueille les participants et explique son choix de réaliser ce débat. La vidéo est diffusée dans chaque pays, à l’exception de Darmstadt (Allemagne)… où Jan Woerner a accueilli les participants en chair et en os. Partout, des personnalités sont venues participer: l’astronaute Claudie Haigneré (France) ; Philippe Willekens, de la direction générale de l’ESA (Belgique) ; l’astronaute Claude Nicollier (Suisse) ;le vice-Premier ministre Etienne Schneider (Luxembourg); le maire de Noordwijk, Jan Rijpstra (Pays-Bas) ; le député-maire d’Odense, Steen Møller(Danemark) ; l’astronaute Dumitru Dorin (Roumanie); l’astronaute Bertalan Farkas (Hongrie) ;l’astronaute Karel Dobeš (République Tchèque).

9h32 : « L’espace et moi », c’est le titre de la première séquence de travail. Après la diffusion d’un film d’information de quelques minutes, la discussion débute. A chaque table, le facilitateur pose et repose régulièrement le cadre de la discussion. Il rappelle les règles du bon dialogue, pour permettre à tous de s’exprimer et d’échanger dans de bonnes conditions. Après un temps de discussion animé, les participants remplissent individuellement le questionnaire qui leur a été remis par le facilitateur en début de séquence.

10h17 : L’animateur lance la séquence 2 : « Le rôle de l’Europe dans l’exploration et l’exploitation spatiale ». Un film de quelques minutes présente la thématique. Quelques personnes – « les scrutateurs » – profitent de ce moment pour faire le tour des tables et recueillir les questionnaires issus du premier temps de travail. Ceci fait, les trois scrutateurs se connectent sur un outil en ligne, pour y renseigner les résultats. Sitôt la saisie d’un questionnaire finalisée, les résultats apparaissent sur le site Citizensdebate.space.

11h15 : Après une heure de discussions intenses, les participants finissent de renseigner le questionnaire de la seconde séquence. Viennent alors quelques minutes de pause méritée, agrémentée de viennoiseries et de boissons.

11h30 : L’animateur rappelle les participants et annonce la troisième séquence : « La gouvernance de l’espace ». Après le film de présentation du thème, les discussions reprennent à chaque table.

12h32 : Une petite routine s’installe : distribution, renseignement et collecte d’un nouveau questionnaire. L’animateur annonce la pause déjeuner, forcément attendue. Mais avant toute chose, il invite les participants à prendre quelques minutes pour imaginer la/les question/s qu’ils souhaiteraient poser, s’ils rencontraient un astronaute, le directeur général de l’ESA ou une personne en charge de décider de l’avenir des politiques spatiales.

14h12 : Chaque « pays » débute l’après-midi par un sympathique échange en visioconférence avec un autre pays du Débat. Idéal pour croiser les idées et vivre la dimension européenne de la journée ! La quatrième séquence – « Allons dans l’espace » – offre une nouveauté : le travail est collectif. Chaque groupe choisit un scénario parmi quatre propositions, puis imagine une mission ou une vision pour l’avenir de l’espace. Pour stimuler l’imagination, la séquence débute par une vidéo ponctuée de prises de vue depuis la station spatiale internationale (ISS). En voix off, l’astronaute Claudie Haigneré nous conte les moments de pause qu’elle a vécus à bord de l’ISS. Autant d’instants qui lui ont permis d’admirer la Terre au son de Casta Diva chanté par Maria Callas.

15h16 : Après cette séquence qui a permis de donner libre court à l’imagination des participants, l’animateur propose un peu d’exercice physique pour maintenir la bonne dynamique de la journée et pour entamer la dernière ligne droite du Débat dans les meilleures conditions.

15h22 : Les participants attaquent la cinquième et dernière séquence de la journée : « Préparons le futur de l’espace pour l’Europe ». Après une vidéo de présentation du thème et une quarantaine de minutes de discussions, les participants répondent individuellement au questionnaire.

16h18 : Avant de clôturer, l’animateur invite les participants à remplir un bref questionnaire d’évaluation.

16h30 : L’animateur annonce la fin de la journée et remercie vivement les participants. Il invite ces derniers à se rendre sur le site internet Citizensdebate.space : les premiers résultats sont déjà disponibles. Une synthèse des résultats sera adressée à chacun en fin d’année.

16h45 : Les participants quittent progressivement la salle ou poursuivent les discussions de manière informelle par petits groupes. Ils souhaitent rester en contact. C’était une grande journée et une belle expérience humaine !

 

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Le Budget participatif d’Arcueil

Le budget participatif est une démarche qui a pour but de développer le pouvoir d’agir des citoyens et leur participation à la décision publique au plus près de leurs besoins. La ville d’Arcueil a souhaité développer un tel dispositif et permettre aux Arcueillais de s’engager sur des projets citoyens d’intérêts général dans une conduite de co-élaboration et d’intelligence collective. L’enjeu est de faire de cette mobilisation citoyenne un élément moteur de la démocratie de proximité qui renforce le lien social dans les quartiers de la ville. Il y a une volonté de permettre aux habitants d’être des acteurs de projets, de l’idée jusqu’à sa réalisation, pour une ville plus agréable et solidaire. Cette démarche est ponctuée de plusieurs phases décisives.

En avril et mai 2017, les idées sont déposées par les habitants. Toute personne de plus de 16 ans habitant ou travaillant à Arcueil peut soumettre une idée ou un projet. De juin à septembre la recevabilité des projets, leur faisabilité technique et réglementaire est analysée. En septembre et octobre 2017 les projets analysés comme recevables, faisables techniquement et financièrement, seront présentés par les porteurs auprès du collectif de leur quartier ou du collectif inter-quartier. Lors de ces présentations, deux projets par quartier et trois à l’échelle de la ville seront sélectionnés puis soumis au vote en novembre sur le site Arcueil.fr et dans des réunions publiques. Tout résident d’Arcueil de plus de 16 ans peut voter par internet un avec support papier. En décembre, les Arcueillais voteront pour le choix des projets à réaliser (un projet par quartier d’un montant maximum de 20 000 euros et un projet à l’échelle de la ville d’un coût maximum de 70 000 euros). Enfin, il est prévu pour l’année 2018 la réalisation des projets, avec suivi de leur mise en oeuvre par le collectif inter-quartier et en lien avec les services concernés. Ce procédé de budget participatif permet au Arceuillais de développer leur pouvoir d’agir, de rendrez visible l’action publique dans les quartiers mais surtout de retisser un lien de confiance entre les citoyens, leur administration et leurs élus.

Pour plus de renseignement, rendez-vous sur le site de la démarche

 

La Maison Petits et Grands

L’association Petits et Grands est à l’initiative d’une démarche inédite. Organisatrice du festival du même nom, elle est à l’origine du projet de Maison Petits et Grands, un projet de lieu pérenne qui s’inscrit dans le prolongement naturel du festival. Missions Publiques accompagne ce projet au caractère innovant. Le but de la concertation lancée par l’association est d’ouvrir le débat, permettre de faire émerger les idées, les différentes visions et d’affiner le projet. A l’heure actuelle plusieurs ateliers ont été menés avec les parents, les acteurs culturels et artistes, les acteurs de la petite enfance, les acteurs de l’éducation puis avec les enfants au sein des écoles de Nantes.

La maison Petits et Grands se voudrait être un espace « d’émancipation, d’épanouissement et déconstruction de soi », le but étant de renforcer l’engagement collectif pour l’enfance, la culture, la parentalité.  Anne, qui était présente aux ateliers se confie : « Il y a toujours eu de la culture avec mes parents, de la musique, des expositions, du spectacle vivant. Je trouve naturel de le proposer à mes enfants ; Je suis élue parents d’élèves, je trouve que ça doit aussi se partager en dehors du cercle familial » Lila Chaloyard, stagiaire à Missions Publiques a aussi pu assister à ces ateliers : « C’était très intéressant, ma première expérience d’ateliers participatifs, les acteurs étaient tous très bienveillants, le travail a été assez productif en atelier. La grille prévue à la base a bien fonctionné »

Pour en savoir plus sur ce projet, rendez-vous sur le site de la concertation

Citizen and Multi-Actor Consultation on Horizon 2020

Le programme CIMULACT – Citizen and Multi-Actor Consultation on Horizon 2020 – (2015-2018) a été mené dans le but d’améliorer avec les citoyens la pertinence des programmes de recherche et d’innovation européenne. Missions Publiques fait partie des partenaires clefs de Cimulact et est le point de contact français. Le projet dure trois ans et est financé par la Commission Européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. On part du constat suivant : il y a un réel besoin de transformation de la société et les citoyens sont demandeurs de travaux de recherche. Ils sont le moteur de cette société, ils méritent d’être écoutés. Il faut que les citoyens ramènent et exigent un certain nombre de priorité face au système de recherche qui est piloté aujourd’hui presque exclusivement par les intérêts du marché et les grandes entreprises industrielles qui financent beaucoup.  Le but de cette consultation citoyenne est donc de créer des espaces de dialogues afin de faire émerger l’intelligence collective. Cimulact se donne pour mission de relever les problèmes et trouver des solutions en terme d’éducation, d’économie et d’énergie durable, de santé, d’alimentation, d’égalité, d’unité ou encore en terme de développement personnel. Les citoyens y trouvent du sens puisque l’on part de problématiques quotidiennes, de choses concrètes auxquels ils sont confrontés pour faire avancer les travaux et les scénarios de recherche. En termes de chiffres, cimulact c’est :

  • 30 consultations citoyennes dans 30 pays différents où 180 visions citoyennes sur les futurs souhaités on été soulevées
  • un atelier d’une journée avec des « challengers » (scientifiques, artistes, journalistes, prospectivistes, etc.) pour identifier les besoins sociétaux exprimés dans les visions citoyennes à Paris en (Paris – Février 2016)
  • Deux jours de rencontres entre citoyens et experts européens pour co-construire des scénarios de recherche (Milan – Avril 2016)
  • 30 consultations nationales ouvertes aux citoyens, aux scientifiques, aux parties prenantes, aux décideurs politiques, etc. pour consolider les scénarios de recherche (Septembre 2016)
  • Une concertation en ligne pour recueillir l’avis du plus grand nombre (Septembre-Octobre 2016)
  • Une conférence pan-européenne de haut niveau pour finaliser les scénarios de recherche qui seront présentés à la Commission Européenne (1er décembre 2016).

Le programme cimulact touche quasiment à sa fin. Le prochain meeting de l’ensemble des partenaires est prévu en Mai à Maltes du 31 Mai au 2 Juin 20170. Un catalogue de méthode participative qui sera soumis à la commission européenne est prévu pour novembre. Ce catalogue contiendra l’ensemble du processus ainsi que des productions analysées.

Quelques exemples de vision souhaitées et imaginées par les citoyens :

[NOR] Vision 6. Assurer une utilisation durable des ressources naturelles,

« Contribuer à couvrir la demande alimentaire mondiale (en raison de la croissance de la population), de manière à ce que les ressources puissent être réutilisées.

Nous avons plus de connaissances sur la nutrition (nous sommes donc plus conscients des conséquences) et jetons moins de nourriture »

[IRE] Vision 3. Les relations avec les uns et les autres, avec l’environnement 

« La production alimentaire éthique. Travailler avec la nature. »

[NL] Vision 3. Liberté

“Il n’y a pas de manipulation de vos pensées par les médias »

[BEL] Vision 4. Vision axées sur les citoyens

« Les citoyens prendront conscience de leurs responsabilités sur les informations qu’ils diffusent et qu’ils reçoivent. »

[Ita] Vision 4 : Une école au-delà du temps – un nouveau modèle d’éducation

« Le sentiment d’appartenance à la communauté est fort et il y a un sentiment commun entre tous les citoyens. Tout le monde prend soin du territoire urbain et le respecte : des pistes cyclables, des espaces verts et des panneaux solaires sont répandus tout autour. »

Site web CIMULACT

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Transition énergétique – Nantes Métropoles

La Transition énergétique est aujourd’hui au cœur des débats. Les citoyens prennent conscience que nos modes de production et de consommation doivent être modifiés au risque d’aggraver la situation d’un point de vue écologique. La Ville de Nantes a donc décidé d’organiser, avec Missions Publiques, une démarche d’évaluation participative sur la transition énergétique dans le but de répondre à ces questions : Comment agir sur le long terme ? Comment faire ici et maintenant ? Par quoi commencer et avec qui ? Comment mesurer les premiers effets de l’action sur le territoire ? Quels bénéfices à court terme et pour qui ?

L’objectif de cette conduite est de mettre en mouvement les participants, les rendre acteurs « producteurs du changement ». 6 communautés différentes parmi lesquelles les activateurs, les défricheurs, les arpenteurs, les évaluateurs, les astucieux, les précurseurs ont donc été crées. Ces communautés répondaient à différents objectifs. Mission Publiques a accompagné la communauté des évaluateurs, l’objectif étant de faire de l’évaluation participative sur des projets de transition énergétique porté par des acteurs publics. Une cinquantaine de citoyens ont été soit volontaires, soit tirés au sort pendant 6 mois. Ces citoyens fonctionnaient par équipe et devaient évaluer 12 projets portés par des acteurs publics par exemple optimisation de l’éclairage public, projet de fermes urbaines, navibus fonctionnant à l’hydrogène… Ces citoyens se sont réunis 3 fois tous les deux mois et entre ces temps d’ateliers chacun des 8 équipes menait le jeu de l’enquête évaluative. Les membres avaient 2 projets maximum par équipe et devaient répondre aux questions qu’ils s’étaient posés lors de la 1ère réunion comme par exemple « est-ce que ce Navibus va permettre de créer des économies ? Est-ce que ça consomme moins ? » Pour y répondre ils se rendaient alors sur place, allaient visiter le site, allaient interviewer des spécialistes de la question, rencontrer les porteurs de projets, enquêter des citoyens sur le sujet. Ils usaient d’outils afin d’enquêter et mener à bien leur démarche participative. Ces projets s’inscrivent donc dans une démarche de co-construction. L’objectif de ces résultats est d’améliorer les projets et de savoir si ces projets innovants en matière de transition énergétique sont utiles, à développer, réplicables à d’autres échelles qu’à celles auxquelles ils le sont actuellement.

Site web 

Vidéo : 200 jours de Grand Débat sur la Transition énergétique
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